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23 mai 2008

Fête-Dieu et Procession eucharistique

L’Église célèbre la Fête-Dieu après le temps pascal, le jeudi ou le dimanche qui suit la Pentecôte et la Trinité. Cette année, la population diocésaine de Québec se rassemble aujourd’hui pour célébrer la fête.

Le pape Urbain IV institua la Fête-Dieu pour l’Église universelle en 1264. Il le fit pour aider à raffermir la foi eucharistique qui se faisait languissante. Dès le XIIIe siècle, la procession avec le Saint-Sacrement apparaît comme une élaboration de la fête.

La procession eucharistique est une façon d’exprimer ouvertement sa foi en la présence du Christ dans le Très Saint Sacrement de l’Eucharistie et d’en rendre grâce au Seigneur. C’est une liturgie en forme de marche, par laquelle se révèle la vie chrétienne : un pèlerinage avec Dieu, sous son regard, en sa présence. Cette procession est vécue comme une manifestation publique de foi et comme un témoignage. Elle permet aux croyants de la communauté catholique de rendre visible leur foi aux yeux de la société civile.

Dans son homélie de la Fête-Dieu du 26 mai 2005, Benoît XVI disait : « Nous portons le Christ, présent dans la figure du pain, dans les rues de notre ville. Nous confions ces rues, ces maisons – notre vie quotidienne – à sa bonté. Que nos rues soient les routes de Jésus! Que nos maisons soient des maisons pour lui et avec lui! Que notre vie de tous les jours soit empreinte de sa présence. »

Le saviez-vous?

En 1938, le monde se dirigeant vers une guerre sans précédent, l’ingénieur en chef de la Ville de Québec, Édouard Hamel, eut l’idée de faire construire une chapelle pour la paix. En 1953, le projet se concrétisa par la bénédiction solennelle de la chapelle Mont Thabor.

Chaque jour, des échos de guerre proviennent de partout. Devant tant de violations de la paix, la communauté des Servantes du Saint-Sacrement prie au Mont Thabor. De nombreux laïcs et militaires viennent aussi prier à ce sanctuaire, élevé à la mémoire des soldats canadiens morts au champ d’honneur. Situé dans l’arrondissement de Limoilou, ce sanctuaire est consacré à l’adoration du Très Saint Sacrement.

© Congrès eucharistique international 2008